Le rapport du très sérieux l‘Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (Opecst) détermine que l’arrêt de la commercialisation des voitures à moteur thermique planifiée pour 2040 va générer une baisse majeure des revenus fiscaux de l’Etat, en raison de la diminution des taxes sur les produits pétroliers.

A travers le matraquage incessant pro-électrique, l’avenir des voitures à moteur thermique (essence ou diesel) est compromis à l’horizon 2040, au profit des voitures (soi-disant) moins polluantes. Un rapport parlementaire du 20 mars 2019 confirme que la France cessera la commercialisation des véhicules thermiques à l’horizon 2040 mais aussi que pour l’État, cette évolution va se solder par un manque à gagner fiscal colossal.

En effet, la disparition des voitures diesel et essence est synonyme de disparition progressive des taxes sur les  » produits pétroliers « . Les fameuses taxes qui composent environ 70% du prix du litre de carburant …. Sur 2019, ces taxes doivent rapporter environ 37 milliards d’euros qui alimentent les différents budgets de l’État et des collectivités territoriales (Education, police, santé et autres services publics). C’est 10% du budget total de l’Etat ou, pour donner un ordre d’idée, à peu prêt le budget de la défense (35 milliards)

Trafic en Chine

C’est donc une perte de revenus de plusieurs dizaines de milliards annuels qui se dessine pour le gouvernement. Le rapport de l’Opecst se projette plus loin et estime que la disparition des voitures à moteur thermique pourrait faire perdre à l’État « plusieurs centaines de milliards d’euros » sur vingt ans.

Comment compenser cette perte ?

Comment l’Etat va-t-il compenser ce manque à gagner ? En réduisant ses dépenses d’autant ? C’est improbable… depuis 30 ans, l’Etat est incapable de réduire son train de vie. Solution : répercuter la perte de cette fiscalité « pétrolière » sur d’autres postes fiscaux.

Soit l’ensemble des contribuables via la TVA, l’impôt sur le revenu, etc … soit sur le nouveau « carburant » : l’électricité. Mais il faut être conscient que l’Etat ne pourra jamais s’asseoir sur 35 ou 40 milliards de recettes annuelles.

Le coût des infrastructures de recharge

Parallèlemet, les coûts générés par le déploiement des infrastructures nécessaire à la recharge des véhicules électriques ou hybrides sont estimés entre 30 et 108 milliards d’euros selon les différentes hypothèses encore non figées, cette large fourchette étant liée à l’incertitude sur l’avenir commercial du véhicule à hydrogène.

Une facture exhorbitante

En 2019, le budget de l’Etat est de 390 Milliards d’Euros. La perte des taxes pétrolières amputerai ce budget de 10%, sans même parler du coût de déploiement des infrastructures qui doublera ce montant (hypothèse basse) ou même des « bonus » qui perfusent les constructeurs.

Quant à la filière de recyclage des batteries …. on parlera de son financement une autre fois…

Si quelqu’un en doutait encore, la voiture électrique est une affaire ruineuse pour l’Etat, donc le contribuable.