La voiture électrique coûte cher au contribuable, très cher …. des subventions à l’achat au financement des bornes de recharge, en passant par les financement directs ou indirects aux filières de batteries, recyclage, programme hydrogène, l’Etat met le paquet pour nous pousser vers l’électrique.

Mais pour quel résultat ?

Faisons un peu le tour des financements publics à la voiture électrique…

1 – Les aides à l’achat

6.000 euros de subvention en moyenne par véhicule électrique pour peu ou prou 165.000 VE vendus depuis la mise en place du Grenelle de l’environnement (chiffre Avere). La multiplication donne un résultat qui donne le vertige : 990 000 000 euros, 990 millions d’euros, quasiment un milliard d’euros.

Et encore, sans prendre en compte les subventions locales (villes, départements, régions …) qui pour certains y remettent au pot. Ni même les bonus versés pour acheter un vélo electrique (parce que pédaler est polluant ??). Allons-y gaiement, l’Etat arrose tout ce qui a une batterie !

Bonus velo

Bien entendu, nos détracteurs s’empresseront de rappeler que l’essentiel des bonus est financé par les malus … mais qui paye le malus ? L’individu qui a le malheur d’acheter une voiture essence…

Mais on pourrait aussi évoquer les « arnaques au bonus écologique« , des escroqueries qui ont détourné des millions d’euros en achetant des VE en France, en encaissant les subventions, avant de revendre ces voitures dans d’autres pays ! Tout ceci au détriment de l’Etat, donc du contribuable…

2 – Les subventions à l’installation de bornes de recharge

Au chapitre de l’argent qui inonde la filière du véhicule électrique, il faut ajouter les subventions à l’installation des bornes.
Impossible de citer tout le méli-mélo d’aides diverses, mais sachez que pour un immeuble en copropriété, les aides peuvent atteindre 18.000 euros. Pour une entreprise qui installe des bornes sur son parking, les aides vont de 1.000 à 1.860 euros par borne.

Difficile de faire l’addition, mais on relève que début 2016, Segolène Royal annonçait un plan de 10 Millions d’euros pour installer 12.000 bornes. Que sont devenus les euros ? Ou sont les bornes ???

Les collectivités locales ont été sommées de mettre la main à la poche (toujours avec nos impôts bien sûr) pour financer ces stations de recharge qui reviennent autour de 10.000 euros par borne !

Et encore, nous n’abordons pas l’obsolescence des bornes « faible puissance » installées en 2014-2016 qui ne répondent pas aux besoins de recharge rapide !

3 – Le crash d’Autolib

Dans l’utopie collective de la voiture électrique, Autolib devait révolutionner la mobilité à Paris et proche banlieue… avant de se prendre de plein fouet la réalité économique et un dépot de bilan en 2017. Sur le trou de 180 Millions d’euros, 60 seront assumés par l’opérateur privé (Bolloré) les 120 autres seront à la charge du contribuable parisien

Le fiasco Autolib

Et combien d’autres « Autolib » déficitaires dans les grandes villes de France ? Ca fait peur …

Les « bilans » marketés se multiplient et expliquent sur des dizaines de pages tous les bienfaits de l’auto partage … en oubliant opportunément d’évoquer le coût pour les collectivités. Et donc pour le contribuable.

4 – Les grands programmes européens

Renault a obtenu un financement de 400 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI) en 2009 et un autre de 180 millions en début d’année 2012, toujours de la BEI. Tout cet argent était exclusivement destiné à « la recherche dans les domaines des batteries électriques et des moteurs des voitures électriques« .

Quant à Nicolas Hulot, il octroyait 100 millions d’Euros en 2018 à la filière hydrogène. Un an plus tard, c’est 63 voitures à hydrogène qui ont été vendues en France.

Et la voiture électrique ne décole pas. Malgré 10 ans de perfusion continue, malgré les commandes obligées des services publics et des collectivités territoriales, la voiture électrique ne représente aujourd’hui que (péniblement) 2,5% des ventes ….

Commission europeenne

Alors allons-y franco ! L’actuel ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, annonce fin 2019 qu’il va créer « l’Airbus des batteries électriques » et là, on change d’échelle, avec une aide publique de 3,2 milliards d’euros que doivent lâcher 7 États-membres de l’Union Européenne et dont les principaux contributeurs seront l’Allemagne et la France, en vue de développer une filière industrielle de batteries pour les véhicules électriques !

5 – L’argent n’achète pas tout mais le contribuable paye tout

En 2009, le président Sarkozy et son minitstre de l’environnement Jean-Louis Borloo affirmaient que « il y aura 2 millions de VE en France en 2020 » et engageait un plan d’investissement de 4 milliards d’Euros.

A l’arrivée, en 2020, il y a au mieux 200.000 VE en circulation en France. A peine 10% de l’objectif fixé. Les infrastructures de recharge sont soit obsolètes, soit mal positionnées soit en panne. Un trajet autoroutier avec un véhicule électrique relève de l’aventure.

Pourtant, l’argent a inondé la filière, le matraquage commercial est incessant, les journalistes sont priés de se pâmer devant le VE.
Mais le grand public ne veut pas de la voiture électrique : Bien trop chère, pas assez autonome, trop contraignante.
Même les plus grands patrons de l’industrie automobile n’y croitent pas (PSA, BMW …).

Qu’importe, le contribuable paiera millions et milliards …