C’est une enquête du magazine Auto Mobile de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) qui l’affirme : il faut parcourir 697.612 km avec une voiture électrique pour qu’elle commence à devenir plus verte qu’une voiture thermique à moteur essence …

Lassé des affirmations gratuites sur la vertu prétendue des véhicules électriques, le magazine Auto Mobile de la RTBF a sollicité le
professeur Damien Ernst pour effectuer un calcul scientifique comparé entre les technologies électriques et thermiques.

Spécialiste des questions énergétiques à l’Université de Liège, le professeur Damien Ernst s’est appuyé sur la littérature scientifique pour calculer le coût énergétique d’une batterie de 60 kWh. Sa démonstration repose ensuite sur la moyenne européenne des rejets en CO2 par kWh produit, multiplié par 100 kms : 11kg CO2/100kms pour une électrique, et 13.68 kgCO2/100kms pour une essence. En prenant en compte ce différentiel (2,68) mais aussi le coût énergivore de fabrication d’une batterie, le professeur Ernst arrive à ce chiffre étonnant de 697.612 kms à parcourir avec une voiture électrique pour qu’elle commence à devenir plus verte qu’une voiture à moteur à essence.

Le calcul s’est aussi basé sur une hypothèse de consommation des véhicules : 20 kWh/100kms en électrique (ce qui est plutôt optimiste car nous étions plutôt au-dessus de 30 kwh lors de nos essais Auto Mobile) et 6 litres d’essence/100kms (également optimiste pour un modèle équivalent, la moyenne s’élevant plus souvent à 8 litres/100kms).

Rapporté à une citadine de 24 kwh, en considérant qu’elle consommerait encore moins de 20kwh/100kms, l’équilibre pourrait être atteint entre 150.000 kms et 200.000kms …

Mais force est de constater que l’on est _à nouveau_ bien loin des slogans commerciaux qui nous vantent la « propreté » du véhicule électrique …

L’article intégral sur le site de l’université de Liège

Nous tenons à préciser que pour faire cesser la controverse et les attaques sur les réseaux sociaux, la RTBF a décidé de le retirer de son site web… le lien ci-dessus renvoie donc vers les explications de l’auteur de l’étude, le Pr Damien Ernst