Malgré 20 ans de subventions, malgré toutes les aides indirectes, malgré les multiples plans gouvernementaux, la voiture électrique reste un non-sens économique : Aucun constructeur automobile n’est capable aujourd’hui de dégager le moindre bénéfice en vendant une voiture électrique.

Dyson a perdu un 1/2 milliard USD avec son prototype de véhicule électrique haut de gamme. Tesla n’a jamais dégagé un profit annuel en dix-sept années d’existence. Renault, malgré ses 300.000 Zoe vendues est exsangue et vient d’obtenir un prêt de 5 Milliards garanti par l’Etat pour mettre en oeuvre un plan de restructuration drastique.

Elon Musk et Tesla ont bouleversé le marché mondial de la voiture électrique mais malgré des chiffres de vente séduisants, ils n’ont jamais terminé une année avec le moindre bénéfice, fut-il symbolique.

Carlos Goshn et la voiture electrique Zoe

Selon plusieurs études publiées l’an dernier, Tesla perdrait près de 6.000 dollars par exemplaire vendu de son Model 3 pourtant censé démocratiser la voiture électrique et qui devait être le plus rentable. Un constructeur allemand de haut de gamme, qui s’est confié au magazine Wheels, considère que le coût de fabrication d’une voiture hybride rechargeable est le double d’un modèle conventionnel avec une motorisation à combustion interne.

Les ventes de voitures électriques qui sont portées à bout de bras par les subventions gouvernementales n’y changent rien et ne permettent pas aux constructeurs d’afficher des prix correspondants aux coûts réels de fabrication des véhicules électriques et hydrides. Si ils proposent des modèles électriques, c’est pour rentrer dans le cadre de la législation européenne en terme d’émissions de CO2 et NO2 en terme de gamme et continuer à pouvoir vendre des voitures thermiques.

le cout des bornes de voiture électrique

La vaste stratégie de Volkswagen en matière de plates-formes de véhicules électriques pourrait lui permettre de devenir le premier constructeur automobile mondial à rentabiliser les véhicules électriques. Mais au prix d’un investissement record de 30 milliards d’euros qu’il faudra rembourser. A condition que la récession mondiale due au Covid ne dure pas trop longtemps. 30 milliards qui viennent s’ajouter aux 190 milliards de dettes actuelles du constructeurs. Des chiffres qui donnent le tourni …

A l’arrivée, le dindon de la farce est le citoyen moyen qui finance la voiture électrique à travers ses impôts (les subventions publiques) mais également à travers le coût de ses services bancaires (découverts, taux d’emprunt, etc …) qui financent la dette des constructeurs. Sans oublier le prix de vente des véhicules thermiques dont les bénéfices aident à combler le trou généré par les VE.

Personne ne sait aujourd’hui comment sortir de cette impasse économique. Selon le cabinet de conseil américain McKinsey, la solution pour que la vente de voitures électriques soit un jour rentable passera par des économies d’echelle, en mutualisant des plateformes dédiées et partagées entre de nombreux constructeurs. Ce qui revient à dire fusions et disparitions…

bmw serie 3 essence

Dans ce marasme économique, le discours de BMW sort un peu du lot. Son Directeur de la recherche et du développement, Klaus Frölich affirme que leurs quatre et six cylindres diesels seront maintenus en vie pendant 20 ans. Pour les moteurs à essence, l’horizon va jusqu’à 30 ans.

Au concret, les véhicules à moteur thermique restent un élément essentiel de la mobilité et c’est leurs ventes qui financent le développement des motorisations électriques et des voitures autonomes…

Décidément, le véhicule électrique nous revient bien cher, près de 20 ans