D’après Le Parisien, Carlos Tavares (le patron du groupe PSA qui a récemment intégré Opel), ne digère pas la pression des gouvernements pour imposer le moteur électrique aux constructeurs automobiles.

« Nous sommes déjà à fond [sur l’électrique]. En 2023, 80% de nos véhicules seront électrifiés », affirme-t-il. Mais PSA y va à reculons. D’après lui, les pouvoirs publics n’ont pas à se substituer aux constructeurs pour la définition des choix stratégiques. « Ce n’est pas leur rôle. Ils devront en assumer la responsabilité scientifique », a-t-il souligné avant d’ajouter « Je ne voudrais pas que dans vingt ans, on découvre que tout n’est pas si rose qu’on le pensait. Le recyclage des batteries, l’utilisation intensive de matières premières rares de la planète, les émissions électromagnétiques… »

Selon Carlos Tavares, l’électrique ouvre un risque de désastre écologique, sociétal et mais aussi économique à l’échelle planétaire…

« Si on veut que la mobilité propre dure, il faut qu’elle puisse permettre aux entreprises de générer des profits, fustige-t-il. Sinon, tout s’arrêtera parce que ça ne sera pas rentable. »

Le système de subventionnement via les bonus écologiques ne fonctionne qu’à court terme. « 5 000 € ou 10 000 € par voiture, cela coûte une fortune à l’Etat, et donc au contribuable. C’était d’ailleurs un des gros avantages du diesel qui permettait de réduire significativement les émissions de CO2 à un coût de la technologie abordable et accessible à tous. »