Pour promouvoir le véhicule électrique, on nous avait promis le « plein à 2 euros ». Mais surement pas sur autoroute où Ionity est le passage obligé pour une charge rapide sur le réseau autoroutier avec des capacités de charge jusqu’à 350 kW.
Car Ionity vient de faire tomber le masque. En effet, à partir de janvier 2020, Ionity passe du forfait illimité (facturé 8 euross) à une tarification au kWh dorénavant facturé 0,79 €/kWh. Et ça change tout dans le prix de la recharge électrique !

Le modèle mis en place à tarif d’appel avec un forfait de 8 € par charge, quelque soit la quantité chargée a fait long feur. Ionity fera payer à partir du 31 janvier chaque kilowattheure délivré. Et il sera facturé 79 centimes d’euros ! Une facture qui s’annonce salée pour les propriétaires de batteries forte capacité, une charge complète devenant plus coûteuse qu’un plein d’essence pour un véhicules correspondant ! Rappelons que le prix du kWh domestique tourne autour de 16 centimes d’euros TTC…

Borne de recharge ionity

Dorénavant, une Nissan Leaf de 62 kW paiera son « plein » d’électricité 50 euros, pour une autonomie autoroutière de l’ordre de 300 km. Soit 17 euros pour effectuer 100 km. La version essence, qui consommerai 8 l/100 sur le même trajet a un prix de revient inférieur, à 13 euros pour 100 km, sur la base de 1.60 le litre de super !

Le prix d’une charge s’envole même pour certains véhicules disposant de batteries haute puissance comme la Tesla Model S « long range » (100 kWh) ou la Porsche Taycan (90 kWh). Le plein d’électricité coûtera dans ce cas là 80 € pour la batterie de 100 kWh de la Tesla. Et avec 300 km d’autonomie sur autoroute, les 100 km parcourus reviennent à 27 euros !!! Une porsche Panaméra qui consomme 11 litres aux 100 sur autoroute revient pour sa part à moins de 18 euros les 100 km parcourus !

Et tout ceci, sans TIPP qui représente les 2/3 du prix de l’essence

Ionity justifie la hausse de tarif par le coût de la présence des bornes sur autoroute dont les emplacements sont chers et surtout l’infrastucture nécessaire à la grande puissance de chaque stations d’environ 1,2 MW et bien supérieures à celles des bornes délivrant des puissances plus modestes.

Toutes les cartes de recharge ...

Alors, il faut tout de même nuancer les choses car ce tarif s’appliquera aux utilisateurs « sans contrat ». C’est-à-dire, en priorité, ceux qui possèdent des modèles dont le constructeur ne fait pas partie de cette joint-venture, à l’image des Renault Zoe, Peugeot e-208… ou de la gamme Tesla qui sont les grands perdants de l’histoire.
Mais les « contrats » pour les propriétairesde de véhicules faisant partie de la joint-venture (BMW Group, Daimler AG, Ford Motor Company, Volkswagen Group) sont payants (15 à 20 euros/mois) auxquels s’ajoutent la facture au kWh, dont le montant varie d’un constructeur à l’autre mais qui ne descend pas sous les 30 cts pour un kW chargé, déjà bien loin du prix du kW domestique.

Cet éclatement des tarifs et des formules d’abonnement qui impliquent de posséder les cartes des multiples opérateurs, des abonnements ou de passer par des application dédiée opacifie à souhait la jungle des tarifs de recharge. Ne doutons pas que ces tarifs augmenteront encore ces prochaines années, toujours pour de bonne raisons.
Et on sait d’avance qui sera le dindon de la farce…