Le magnat des aspirateurs, sèches-mains et sèches-cheveux à batteries devant se lancer dans la voiture électrique. L’innovant Sir James Dyson, inventeur de la technologie cyclonique rendant obsolète les sacs d’aspirateurs, promettait d’insufler de nouvelles idées et avait annoncé un SUV sportif haut de gamme en 2017.

Ce véhicule devait pouvoir loger 7 passagers, tout en roulant à 200 km/h en vitesse de pointe et en assurant le 0 à 100 km/h en 4,8 secondes, avec une autonomie nominale de 1.000 km offerte par un pack de batteries de 150 kWh.
James Dyson devant le projet N526

Mais quelques brevets déposés plus tard et 560 Millions d’euros engloutis dans les études, James Dyson a jeté l’éponge. La mise en production aurait nécessité un investissement total de plus de 2 Milliards d’euros et surtout, pour être rentable, le véhicule aurait dû être commercialisé à plus de 170.000 euros l’unité (c’était son prix de revient). Et le magnat des aspirateurs n’a pas trouvé d’investisseurs pour le suivre…

Elon Musk peut dormir tranquille et continuer de vendre à perte ses Tesla comme il le fait depuis 17 ans ….

En communiquant largement sur les raisons de cet échec, James Dyson déplace aussi le débat sur la rentabilité du véhicule électrique, pour les constructeurs.

Malgré ses 200.000 Zoe vendues, Renault est en difficulté (plan de restructuration en cours) et a dû obtenir d’urgence un des plus gros PGE (Prêt garanti par l’Etat) post-Covid-19

Bref, où est le sens économique de la voiture électrique, subventionnée par les fonds publics du coté des clients et subventionnée par les banques et les marchés financiers du coté des constructeurs ?

Encore une fois, d’une façon comme d’une autre, c’est le gogo de base qui paye la note …