Le quotidien britannique The Telegraph vient de jeter un pavé dans la mare face au martellement médiatique en faveur du véhicule électrique et choisit de tenir un langage de vérité.

Les enquêtes du Télégraph tendent à démontrer que le seul avantage réel du véhicule électrique est de délocaliser les émissions polluantes vers sa fabrication au lieu de son usage, comme c’est le cas pour le véhicule thermique. Et souligne qu’il faut éviter de croire au discours « simpliste » sur les voitures « propres » qui ne le sont pas.

« Le sentiment que nous pouvons tous continuer à rouler dans nos voitures particulières à condition qu’elles aient un moteur électriques est absurde », affirme le journal. « Les voitures électriques produisent aussi, dans une certaine mesure, des particules dangereuses pour la santé et sur l’ensemble de leur durée de vie elles ne permettent qu’une petite réduction des émissions de gaz à effet de serre en comparaison d’un modèle thermique ».

Bouchons Automobiles

Le Telegraph cite notamment le rapport de l’Agence Européenne pour l’Environnement (EEA) indiquant que sur l’ensemble de la durée de vie d’une voiture électrique à batteries, le gain en émissions de gaz à effet de serre par rapport à un véhicule thermique serait au mieux comprise entre 17 et de 30%.

The Telegraph s’en prend également à la presse spécialisée dans l’automobile qui « de la même façon qu’elle est passée à côté du Dieselgate pendant des années est bien peu critique sur le véhicule électrique et adhère sans réserve au battage publicitaire autour de la mobilité électrique » et affirme que « dans un monde dominé par des débats simplistes et polarisés, les médias ont besoin d’une approche plus mature et responsable de ces questions si importantes et complexes ».