L’UFC Que Choisir raconte les déboires de l’acheteur d’une petite citadine électrique confronté à la nécessité de remplacer sa batterie.

Un consommateur achète donc, en juillet 2012, une Peugeot Ion, neuve. À l’époque, la firme de Sochaux accordait de belles ristournes qui s’ajoutaient au bonus écologique gouvernemental. Au final, la transaction se fait moyennant un chèque de 11 285 €.

La batterie la Ion est garantie 5 ans et 50 000 km « au premier des deux termes atteints ». Aujourd’hui, cette garantie est passée à 8 ans ou 100 000 km. Cinq ans après son achat, en mars 2017, notre automobiliste a parcouru 100.000 km avec sa Ion. Il a donc dépassé les limites de la garantie. Mais sa batterie commence à faiblir… La voiture s’essouffle dès 30 km, ce qui peut d’ailleurs se révéler dangereux quand on se déplace.

Il se rend chez son concessionnaire, pensant que le problème va être facilement réglé. Mais c’est la douche froide. En réalité, il faut remplacer la batterie et elle est facturée 17.750 €. C’est 60% de plus que le prix d’achat de la voiture, 5 ans plus tôt !

Peugeot Ion

Certes, Peugeot visiblement peu à l’aise dans ses baskets, Peugeot lui propose un rabais de 30 % sur le devis de remplacement ou de lui faire une remise de 5.200 € s’il fait l’acquisition d’une nouvelle voiture électrique. Mais le compte n’y est pas : l’automobiliste ne donne pas suite. L’association locale UFC-Que Choisir a tenté d’amadouer Peugeot. En vain. Elle a aussi sorti sa calculette.

Le coût d’une batterie vendue 17.750 € et est à remplacer au bout de 100 000 km revient donc à 18 € pour 100 km parcourus. À comparer avec les 7,95 €/1 000 km d’un modèle essence alimenté au SP 95. Le mensonge du lobby électrique saute aux yeux !

Derrière le mirage et les belles promesses du « plein à 2 euros » la question du remplacement des batteries est une véritable bombe à retardement !

 

Source:
https://www.quechoisir.org/action-locale-ufc-que-choisir-batterie-hors-de-prix-n46396/